Musée Shaputuan

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Nous sommes très heureux de vous accueillir dans la grande maison des Innus le musée Shaputuan.

Mission

Le SHAPUTUAN, la maison des Innus

Tshetshi ashu-pashtinakanit tshetshi ut aiat nishtuapatakanit kie tshetshi aianishkat kie aianishkat pimutatakanit innu-aitun

La mission du Shaputuan est double, il s'agit de mieux faire connaître et de perpétuer la culture des Innus. D'ailleurs, comme le dit son nom, le Shaputuan est un lieu de rassemblement, de rencontre, de dialogue et de partage en milieu innu. Autrement dit, c'est un lieu où l'on s'imprègne de la culture innue, passée et présente.

Afin d'atteindre ses objectifs, le musée Shaputuan s'engage à acquérir, à conserver, à étudier, à interpréter, à exposer et à diffuser sous diverses formes (publication, prêt d'objets, etc.) des artefacts et des témoignages de la culture innue d'hier et d'aujourd'hui.

Au-delà de sa mission muséale, le Shaputuan veut rayonner par des activités qui vont permettre aux participants de vivre pleinement l'expérience de la culture traditionnelle innue. C'est ainsi que se précise son rôle d'outil de transformation sociale en contribuant concrètement au ressourcement identitaire.

Cette orientation est soulignée par la participation active des Aînés et des créateurs innus dans les animations in situ, ce qui permet au Shaputuan d'exprimer une vision contemporaine, objective et lucide face à la réalité actuelle et passée des Innus.

Les Innus

C'est à la rencontre avec Jacques Cartier, à Tadoussac, en 1534, que se rapporte la première anecdote concernant la vision montagnaise de l'allochtone (homme blanc). Elle sera racontée quelques années plus tard par les Montagnais de cette région au jésuite Paul Lejeune qui la rapportera dans les "Relations".

On appelait en ce temps-là, les Montagnais "Papinachois", ce qui signifie, "qui aime rire beaucoup", on les soupçonne de s'être bien moqués des " hommes blancs "

Les Montagnais du temps de Cartier vivaient dans des habitations en écorce de bouleau et de peaux ; leur moyen de transport était le canot d'écorce, leurs objets d'utilité courante comme les vases, plats et récipients étaient aussi en écorce et on enterrait les morts dans un linceul d'écorce de bouleau. C'étaient des chasseurs nomades qui, pour des raisons d'efficacité et de compétence dans leur environnement, avaient fait le choix de la " légèreté ".

Les Montagnais voyaient, bien avant Cartier, circuler des Vikings, des pêcheurs basques, bretons et normands dans l'estuaire du Saint-Laurent et ils ont commercé avec eux. Ils ont vu leurs installations sur certaines îles ou sur la côte, ils savaient donc que les " Européens " naviguaient dans des embarcations en bois, qu'ils habitaient des maisons en bois, qu'ils enterraient leurs morts dans des boîtes en bois, mais ils furent fort étonnés qu'ils mangeaient aussi du bois. En effet, Jacques Cartier avait fait porter aux Montagnais de Tadoussac, en guise de cadeau, du vin et des biscuits secs et durs de marins. Les Montagnais ont jeté ces produits à la mer car s'en était trop : ces hommes à la peau blanche buvaient du sang et mangeaient aussi du bois.

Depuis ce temps, les Montagnais ont appelé ces hommes à la peau blanche " Mishtikussat ", " les gens qui naviguent dans des canots de bois " et plusieurs communautés montagnaises, dont celles de la Basse Côte-Nord, utilisent cette appellation pour désigner les descendants des premiers Européens et les " Blancs " en général. Les Montagnais de Betsiamites utilisent le mot "Kakusseshet", qui veut dire " les pêcheurs ", probablement en référence aux premiers allochtones connus, qui étaient des pêcheurs de morues.

La rencontre des deux cultures sera l'amorce de changements dans le mode de vie que connaîtront par la suite les peuples indigènes, car les ressources naturelles du Nouveau-Monde intéresseront grandement les nouveaux arrivants.

Les récits des voyages de Champlain, en 1603 et en 1604, nous donnent aussi des précisions sur le peuple montagnais. Le premier traité de paix et d'alliance entre les autochtones du Québec et des Européens est négocié et conclu à la pointe au Alouettes, en face de Tadoussac. Ce traité concerne les Montagnais, les Algonquins et les Malécites et il consacre l'alliance militaire et commerciale des parties. Il confirme le droit des Français de s'installer dans la vallée du Saint- Laurent.

Champlain utilisera les termes "montagnais", "montagnanz" ou "montagnets" pour désigner le peuple de cette région, et les jésuites dans leur " Relations de la Nouvelle-France " citeront les mots " montagnets " et "montagnars" en référence aux habitants du relief accidenté de Charlevoix, du Saguenay et de la Côte-Nord.

C'est ainsi que les Montagnais tiennent leur nom des Européens qui désignaient ainsi ces habitants des montagnes de la Côte-Nord, avec lesquels ils entretenaient de nombreux échanges. Mais, entre eux, ils se désignent Innus, ce qui signifie " être humain ". Peuple de chasseurs, pêcheurs et cueilleurs nomades, les Innus migraient

traditionnellement, l'automne venu, de leurs campements d'été situés sur le littoral du fleuve Saint-Laurent vers leurs riches territoires de chasse au cœur du Québec-Labrador. La nation Innu fut une des premières à s'organiser politiquement et culturellement face à l'évolution de l'identité autochtone.

Au nombre d'environ 14 000 personnes, les Innus représentent la nation amérindienne la plus populeuse au Québec. Ils vivent à 70 % dans leurs neuf communautés au Québec : Mashteuiatsh, Essipit, Betsiamites, Uashat mak Mani-Utenam, Matimekosh, Mingan, Natashkuan, La Romaine et Pakua Shipi et deux communautés au Labrador : Davis Inlet et Tshishe-shashit. En plus du français, la langue innue est employée par la quasi- totalité des Innus.

Les Innus réalisent des œuvres remarquables en sculpture (bois, panache de cervidé ou pierre), en dessin, en peinture, en gravure ainsi qu'en artisanat (à base de cuir, perles, fourrure et vannerie). La nation compte de nombreux musiciens reconnus (Kashtin) et possède d'ailleurs deux musées d'importance.

Organisation politique

Traditionnellement, les notions de chef et de conseillers n'existaient pas dans le sens ou nous l'entendons aujourd'hui. La plus petite entité sociale était composée de quelques familles requérant une organisation politique simple, sous la gouverne naturelle de l'individu jugé le plus compétent et dont les principales caractéristiques étaient la générosité, la sagesse, et la capacité de communication, avec le monde extérieur et le monde spirituel. Il devait être capable, par ses qualités, d'assurer la survie et la sécurité du groupe. Les fonctions de leader consistaient surtout à planifier les activités économiques et cérémonielles, comme le tracé des expéditions et des migrations en fonction de l'abondance ou de la rareté du gibier. Les chefs étaient des médiateurs au moment des prises de décisions de groupe, plutôt que des décideurs autoritaires.

L'importance d'avoir un chef unique représentant la communauté se fit vraiment sentir au cours du processus de sédentarisation. L'obligation de l'élection d'un " conseil de bande " devait être consacrée, en 1876, dans une loi fédérale appelée " L'acte des Sauvages ". Elle allait devenir la Loi sur les Indiens.

Aujourd'hui, avec les responsabilités nouvelles qui leur incombent et les relations plus étroites avec les administrations gouvernementales, les rôles de chef et de conseiller deviennent davantage des rôles d'administrateurs et de représentants afin d'assurer un développement satisfaisant et une prestation de services de qualité à la communauté.

Le " Conseil de Bande " est composé du chef et de neuf (9) conseillers. Les membres du Conseil se réunissent régulièrement pour traiter de questions importantes d'ordre communautaire, financier, culturel, éducatif et économique. Le Conseil gère les affaires de la communauté et voit aux relations avec les intervenants extérieurs qu'ils soient privés ou gouvernementaux. Il est aussi responsable des relations avec les autres organisations innues et les nations autochtones. Les membres du Conseil se partagent les tâches relatives à divers dossiers et comités de travail.

La vie traditionnelle

crowdfunding immobilier

Les Innus vivaient en petits groupes familiaux à l'intérieur des terres pendant les longs mois d'hiver. Ils se regroupaient en communautés plus larges au printemps, principalement à l'embauchure de rivières importantes ou de grands plans d'eau intérieurs.

Ainsi, la période estivale favorisait l'éclosion d'une vie sociale plus intense, l'organisation de festivités et de cérémonies à caractère spirituel et religieux et se prêtait bien aux mariages inter-groupes.

La composition et la dimension des groupes ne comportaient pas de règles strictes bien que, généralement, les alliances et les liens de parenté les déterminent. Ils pouvaient, à l'occasion des regroupements, choisir un chef sur la base du prestige d'un meneur, jugé d'après ses qualités personnelles telles son habileté de chasseur, sa sagesse ou sa capacité de communiquer avec les esprits des animaux.

Les tâches étaient plus ou moins réparties selon l'appartenance à un sexe ou à l'autre. Ainsi, les hommes s'occupaient ordinairement de la chasse du gros gibier, de la planification des voyages et des déplacements, de la construction du campement, du troc et de la fabrication de certains outils, des pièges et des équipements perfectionnés comme le canot, les fûts de raquettes, les avirons, etc…

Les femmes s'occupaient ordinairement de l'aménagement du campement, de la chasse, de la pêche et de la trappe près du campement, du tressage des raquettes, de la fabrication et de l'entretien des vêtements et des tentes, de la cueillette des fruits sauvages et des herbes médicinales et de l'éducation des jeunes enfants. Les femmes demeuraient plutôt au campement ; elles prenaient soin des aînés et entretenaient le feu et la réserve de bois de chauffage. Les connaissances étaient léguées de père en fils et de mère en fille.

Il est également important de noter que les Innus sont un peu les ancêtres du crowdfunding immobilier car ils n'hésitaient pas à s'organiser pour investir dans des habitations à plusieurs.

Les croyances

Les Innus vénèrent la forêt génératrice de toutes les sources de vie. Les croyances innues reposent sur l'idée qu'il y aurait eu, au début des temps, des mariages entre des animaux qui possédaient une âme et avaient les mêmes facultés que les humains. Après un certain temps, les humains auraient été libérés à la condition qu'ils ne dévoilent pas les secrets de la forêt qu'ils avaient appris.

Ensuite, il eut reprise par les animaux des êtres humains qui possédaient ce savoir en raison de leur promesse rompue. Les humains repris ne revinrent jamais et, depuis ce temps, la connaissance de la forêt provient des animaux. Par la suite, la voix des animaux ne se fit entendre qu'occasionnellement, lors du rituel de (kushapetsheken) la tente tremblante exercé par de rares chamans.

Les mythes furent créés et racontés pour perpétuer les messages des animaux de la forêt. Afin de communiquer avec les esprits des animaux, les Innus utilisèrent aussi la suerie, la divination, la suspension des os et divers cultes comme celui de l'ours, du caribou, du saumon, etc…

Les Innus, comme la plupart des nations algonquiennes, croyaient en un pouvoir suprême, force créatrice de toutes choses. La religion évoluait autour du Grand Esprit, Tshishe-Manitu, l'Être bon et suprême.

L'omniprésence des forces spirituelles ainsi qu'une âme propre à chaque chose et à chaque espèce, de même que la place essentielle de chacun, y compris les humains, dans le cercle du cosmos, favorisaient le respect de chacun de ces éléments, l'équilibre de l'écosystème de même que la prière et la communion parfaite avec l'univers. La vieillesse passait pour un honneur et la mort menait l'esprit dans de riches régions où maladie et tristesse n'existaient plus. Les âmes des morts continuaient à vivre dans l'au-delà comme elles avaient vécu sur terre, mais bienheureuses et débarrassées des soucis des vivants.

Plusieurs Innus d'aujourd'hui demeurent profondément imbus de la mystique traditionnelle et respectueux de l'éthique spirituelle de leurs ancêtres. La plupart sont aussi des catholiques très fervents et à chaque année des familles entière font le pèlerinage à Sainte-Anne de Beaupré.

L'Innu, conscient de sa dépendance envers la Nature pour sa survie, vouait un respect envers les animaux dont il tirait sa subsistance. Rien n'était gaspillé, tout était utilisé des animaux qui s'offraient à lui, dont Atiku, le caribou ; la viande et certaines parties de l'intestin pour sa nourriture et même les os et la moelle était écrasé et bouilli pour faire de la graisse de caribou, la peau pour se vêtir, le panache et certains os pour faire des outils et armes de chasse et aussi certaines parties des animaux étaient utilisées comme remèdes.

C'est pourquoi, par respect pour les animaux qui s'offraient à lui, l'Innu ne devait jamais tuer plus de gibier que ce dont il avait besoin pour subvenir aux besoins de sa famille. Quand il chassait le castor, il devait toujours laisser un couple; un mâle et une femelle afin que l'espèce se reproduise. En guise de respect pour les animaux tués, l'Innu ne laissait jamais traîner les os au sol. Il les accrochait sur un arbre.

La relation entre l'homme et l'animal était très étroite. Pour l'Innu, ce n'est pas les animaux qui dépendent de lui, c'est l'Innu qui dépend des animaux pour sa survie.

Le Teueikan (tambour), sous ses diverses formes, est un des symboles fondamentaux de la culture des Amérindiens. Chez les Innus, entres autres, le teueikan symbolise la longue marche pour la survie….

Le sacré et le religieux imprégnaient le quotidien des Innus. La chasse, les danses, les chants et le teueikan, tout était prétexte à manifester ces gestes, destinés à entretenir cette relation avec la Nature et le monde invisible.

La spiritualité des Innus est en étroite relation avec la Nature, dont les animaux et plus particulièrement ATIKU(le caribou), d'où ils tiraient leurs subsistances. C'est pourquoi le rituel du teueikan est destiné à maintenir cette relation. Les chasseurs innus avaient recours au son du teueikan lors des maladies ou des famines, mais aussi lorsque la chasse était fructueuse.

Lors des MAKUSHAN (grand festin ou grand rassemblement) et après que chaque convive se soit régalé du ATIKU-PIMI (graisse de caribou), c'était place aux chants et à la danse. C'est la femme qui ouvre la danse, ses mouvements sont très retenus, mais elles dansent au rythme du teueikan. Les hommes suivent les femmes et dansent derrière un peu en retrait de la femme qu'il convoite en mariage. Et par respect pour celle-ci, il ne l'a touche d'aucune façon. Le pas de danse des hommes sont très énergique et beaucoup plus rythmés que celle des femmes. Seuls les hommes lancent des cris de joie, qui signifient : être heureux de danser derrière la femme que l'on convoite.

Les festivités du MAKUSHAN duraient jusqu'à l'aube et au levée du jour, tout cessait pour un repos. C'était la vie des Innus… une vie au rythme du teueikan…

Les Innus se transmettent oralement les récits qui racontent leurs expéditions, la vie de leur famille ou du clan auquel ils appartiennent et l'histoire de leur nation, de l'époque du nomadisme jusqu'à aujourd'hui.

Ils racontent ce qui s'est passé par des légendes et des récits mythiques qui portent le nom d' " Atanukan". Ils peuvent également le faire en relatant des anecdotes sur la vie quotidienne qui ont été rapportées par des témoins, c'est le " tipatshimun ".

Parmi les personnages légendaires, Kuekuatsheu (Carcajou) et Tshakapesh occupent encore une grande place dans les contes innus. Carcajou est un personnage comique qui passe son temps à désobéir aux règles de la société. Il est prétentieux, gourmand, maladroit, sensuel et grossier. À travers ses espiègleries, il enseigne aux Innus la bonne façon de vivre qui consiste à ne pas faire comme lui.

Tshakapesh est un héros plein de bonté qui élimine les monstres et les Atshen (géants) qui menacent l'existence des Innus. Il peut changer de taille à volonté et fait figure de protecteur. Sa grande sœur est toujours à ses côtés et l'informe constamment des dangers qui le menacent. Tshakapesh démontre qu'à force de courage, de travail et de persévérance, on parvient toujours à vaincre les difficultés.

La vie des Innus a beaucoup changé depuis une cinquantaine d'années. La création des réserves, l'éducation obligatoire, la télévision et la radio ont contribué à transformer la société traditionnelle montagnaise. Aujourd'hui, les parents s'efforcent de transmettre leur identité innue tout en adoptant un mode de vie différent sans pour autant renier leurs origines. Le rôle et les témoignages des Tshitshennuat (Aînés) sont essentiels au maintien de l'identité innue, car ce sont eux qui détiennent le savoir et les connaissances et qui transmettent les valeurs aux jeunes générations.

Les Tshishennuat sont des précepteurs, des philosophes, des linguistes, des historiens, des guérisseurs, des conseillers et ils ont d'autres rôles encore. Ce sont des Porteurs de traditions…

Les Tshishennuat incarnent les traditions. Grâce aux dons du Tshishe-Manitu et aux années qu'ils ont passés sur cette terre, ils ont acquis les connaissances et l'expérience nécessaires pour vivre et prospérer dans le monde physique. Ils sont en harmonie avec la terre, les cycles et les rythmes de la nature et de la vie.

Les Tshishennuat sont les dépositaires du savoir spirituel qui a soutenu leur peuple pendant des milliers d'années, celui des cérémonies et des activités traditionnelles, des lois et des règles fixées par le Tshishe-Manitu pour permettre aux leurs de vivre en tant que nation. Les Tshishennuat ne thésaurisent pas leur savoir. Leur tâche la plus importante est au contraire de le transmettre de manière à ce que la culture de leur peuple demeure vigoureuse et capable de s'adapter au changement. Ils transmettent leurs coutumes et leur culture par l'action et l'exemple et la tradition orale ; par les légendes, les histoires et les plaisanteries qu'ils racontent, les jeux et d'autres activités communes. Ceux qui écoutent ces histoires et ces enseignements sentent les joies et les peines. À travers le temps, ils rejoignent les leurs. Le passé, le présent et l'avenir ne font plus qu'un.

Grâce aux Tshishennuat, les Innus ont réussi, non sans mal, à conserver leurs valeurs traditionnelles, la langue et leur savoir sachant que celles-ci sont la source principale de leur identité, de leur fierté et de leur force en tant qu'individus et nation.

Avec l'aide des Tshitshennuat ( les Aînés ) de nombreuses recherches ont été effectuées dans le but de conserver la science de la nation Innu ; des livres et des documents audio-visuels qui traitent de la langue, de médecine par les plantes, de cuisine traditionnelle, de chasse, de pêche et de trappe ainsi que des contes et des légendes sont publiés en innu et en français.

Musée Shaputuan
Uashat, Sept-Îles

Musée partenaire : Museus Del Pirineu